samedi 26 février 2011

La fille de sa mère (2)

La fille de sa mère (Véronique Moraldi
Edition Les éditions de l'homme   - ISBN 978-2-7619-2204-3
Lu  en janvier 2011 - fin le 20 février


Avis personnel : 
Sur l'auteur, déjà depuis le tout début du livre, l'humour est présent. Les petites anecdotes s’enchaînent, ce qui permet une lecture assez facile et captivante. Les informations y sont nombreuses, c'est ce qui me donnera envie d'en laisser quelques traces ici. Cependant, je vous conseille de lire le livre version originale.
Ayant moi-même, une fille et un fils, il est certain que je vais me dévorer les deux livres l'un derrière l'autre...parce que ensuite, il y a "le fils de sa mère" .

Petites notes en vrac dans le chapitre 1 


Petites notes en vrac dans le chapitre 2 : 
Entre la fille et sa mère, l'amour peut être tellement fort, qu'il mène à des dérives...
Il faut faire attention à la confusion d'identité et la confusion des places.
Parfois, la maman veut rester "dans le coup" et s'habille comme une jeune fille.
Certaines mères sont possessives et ont tendance à dire que leur fille ne peut pas vivre sans elles, en fait, c'est la mère dans ce cas qui ne peut vivre sans sa fille. Elle renverse juste la situation.
Cette fusion risque de mener à de la culpabilité.
Une phrase que j'ai relevé (page 88) : "La culpabilité est une écharpe dont on s'entoure le cou et qui tient chaud l'hiver... parce que s'en libérer, ce serait se libérer de maman. La culpabilité est une notion, une sensation primaire liée à la séparation."
La crainte de l'abandon est présent tant chez la mère que chez sa fille, et ca va influencer bon nombre de leurs comportements respectifs, envers leur fille / mère, mais aussi vis à vis de personnes extérieures.

Quelques exemples de dérives : les problèmes d'identité
- Une mère à l'écoute, mais qui est aussi intrusive, ce qui incitera sa fille au mensonge, afin de garder sa part de vie privée.
- Une mère qui vous fera rentrer sous terre, lorsqu'elle racontera à vos amies ou pire, petit ami, des aspects de votre vie que vous auriez peut être gardés pour vous, ou dévoilés plus tard.
- Une mère qui caline de façon non abusive, c'est parfait, mais il y a des revers aux calins, parfois, la mère caline pour combler son propre besoin de calins.
Il y a aussi un danger, lorsque vous calinez votre enfant après une bêtise, comme signe de pardon, plus tard, la fille se sentira coupable lorsqu'on la caline (a t'elle fait une bêtise ?), ou encore, elle fera des bêtises afin de recevoir des calins !
- Une mère qui donne "trop", c'est un cadeau à double tranchant de donner de l'argent par exemple, c'est aussi une façon de s'acheter un droit de regard sur la vie de sa fille.
- Une mère qui donne de la nourriture pour dire qu'elle aime est aussi un problème, cela pousse certaines filles à devenir anorexique (les filles qui veulent sortir de l'étouffement subi par la mère), se mettent à refuser la nourriture... à contrario, la boulimie est la même chose, la fille essaye de combler un manque. (manque de nourriture, non reçu de la mère).
- Une mère qui réussi tout et qui se montre, cette attitude a tendance à rabaisser la fille, qui se sent inférieure. Cela pousse certaines filles à aller dans les extrêmes qui ne sont pas saines, soit elles sont en fascination devant maman, soit elle la rejette. Les filles devraient prendre ce qui leur plait pour se construire, mais en pensant à elles et non en mettant sur un piédestal ou en rejetant la mère par principe.
- Une mère qui est trop belle tient sa fille sous la fascination, difficile pour cette dernière de s'en séparer le moment venu.
Il faut aussi savoir qu'une fille a besoin d'éloges de temps en temps, une fille qui n'en recoit pas assez risque de douter de son pouvoir de séduction plus tard.
-Une mère qui a peur de ne pas tout faire bien pour sa fille, parfois parce qu'elle est très occupée professionnellement, ou qu'elle élève seule sa fille, elle est étonnée lorsque sa fille dit avoir été écrasée par sa mère.

Etre une bonne mère, c'est parfois simplement s'autoriser à vivre sa vie, et simplement dire à ses enfants, qu'on cherche à les rendre autonomes, qu'on n'est pas la physiquement, mais que s'ils ont besoin, on pense à eux et on pourra être présent.

Quelques exemples de dérives : les problèmes de place.
-Les mères / filles rivales. Lorsque ces dernières se battent pour une place.
Cependant, il faut que les filles entrent en rivalité afin de se séparer de leur mère un jour, ce qui est obligatoire pour qu'elle ait un jour sa propre vie, qu'elle soit autonome. Cette rivalité étant difficile à admettre sans culpabilité, bon nombre de filles préfèreront nier la rivalité.
- certaines mères sont jalouses de l'affection que le père donne à sa fille. D'ailleurs certaines sont heureuses de n'avoir que des garçons, ca serait trop dur pour elle de voir une petite fille sur les genous de leur mari.
- certaines mères rabaissent leur fille, ca leur permet d'empècher la rivalité et de garder sa fille pour elle. Elle n'est de toute façon pas assez bien pour un homme, elle restera auprès de maman.
- il y a les mères qui envient la vie sexuelle de leur fille, parce qu'elles ont mis la leur en veilleuse, ou que la leur ne les satisfait pas. une phrase qui me convient mieux dans le livre serait plutôt celle ci (page 108): "Une mère qui continue à assumer sa sexualité de façon active et réaliste - la meilleure façon d'éviter les frustrations - accepte et s'incline devant la jeunesse de sa fille, qui ne représente pas pour elle un danger."   c'est beaucoup plus sain comme idée vous ne trouvez pas ?
-certaines mères essayent de rendre leur fille jalouses en flattant ces copines devant elle. Je dirais que ça marche pour faire du mal. J'ai personnellement des souvenirs d'une voisine qui pouvait se moquer ouvertement de ma maman sans qu'elle ne dise quoi que ce soit, alors que ce n'était pas toléré de ma part. On me faisait des remarques, alors que la voisine était "parfaite". Je devais vouvoyer les voisins alors qu'il était admis de ces derniers qu'ils tutoient mes parents...  Rien que de petites choses en fait, mais qui sur le moment ont un impact.
- il n'est pas souhaitable de prendre sa fille comme confidente, ce n'est pas son rôle, pas sa place. Elle devrait être innocente et s'amuser, pas être à l'écoute des angoisses de maman.

Une fille a besoin d'une chambre bien à elle, elle a besoin de sa place. En aucun cas elle ne doit dormir dans la chambre des parents, et ça commence déjà toute petite. Il y a bien sur la séparation de la naissance, mais il ne faut pas la combler en mettant votre enfant dans votre chambre, ou votre lit, l'enfant deviendrait dépendant.
D'ailleurs, il est aussi mal venu lors de divorce par exemple de vous mettre à dormir avec votre fille, pour combler votre manque affectif.

Ne mêlez pas vos filles à vos conflits amoureux ni à vos divorces. Certaines mères vont jusqu'à dire que leur fille ressemble à leur père, père que la femme déteste. C'est très traumatisant comme comportement et parfois, c'est toute une famille qui se ligue contre la fille (la mère, la grand-mère, ...).
Certaines mères vont jusqu'à jeter leur fille lorsqu'elles commencent une nouvelle histoire d'amour et les reprennent ensuite lorsque cette relation cesse... Les enfants ne sont pas des objets !

Nous avions déjà abordé le problème des mères qui s'habillent comme des jeunes filles. En fait, c'est une façon de montrer que la mère ne veut pas donner à chaque génération sa place. Il faut vivre chaque moment et étape de sa vie au bon moment, on est jeune à 16 ans, on devient femme quand on va vers les 25 ans, à 40 ans, on est probablement une femme accomplie et une mère d'expérience. A chaque âge son évolution et ses moments de joie. Pourquoi vouloir être vieille à 25 et redevenir jeune à 40 ans ? Il faudrait plutôt avoir envie de transmettre à sa fille l'expérience de ce que chaque étape apporte. C'est la mère qui transmettra à sa fille la capacité de tenir sa place à chaque étape de sa propre vie.

Il faut savoir qu'au plus vous prolongerez la fusion avec votre fille, au plus la séparation sera difficile plus tard. Et pourtant cette séparation est inévitable. Sans cette séparation, votre fille ne pourra pas s'unir à un homme.
C'est généralement à l'adolescence que la fille entame les démarches de se séparer de sa mère, elle se révolte, critique, enfreint les règles, ... C'est pourtant un moment très dure pour la fille, un moment de manque de confiance en elle, un moment où son image a beaucoup d'importance. C'est un moment ou sa mère devrait la soutenir d'une certaine manière, même si cela semble dur étant donné les conflits fréquents.
Par contre, on ne se révolte que contre quelque chose auquel on est attaché. Chaque crise doit apporter quelque chose, permettre à la fille de grandir, de se séparer, d'avoir envie d'aller explorer d'autres horizons.

Les filles, ne mêlez pas vos compagnons à votre séparation de votre mère, il n'a rien à faire au milieu de tout ca !

page 128, un passage super intéressant quand on regarde le monde d'aujourd'hui. "Quand on sait que la fille reproduit souvent dans son premier couple la fusion vécue avec sa mère, on comprend pourquoi il arrive que le ravage se poursuive ou se rejoue avec son compagnon.Freud disait que les seconds mariages sont plus réussis que les premiers. Le premier, en effet, hérite du rapport à la mère, et le mari essuie les plâtres du ravage, tandis que le second hérite du rapport au père."

Les relations belles-mères - gendres ne sont pas toujours faciles. Surtout lorsque la belle-mère souhaite garder sa fille auprès d'elle. La mère crée alors un tas de situations qui "tue" le couple.

Il est important que le "ravage" fille - mère arrive, sinon, les filles ne se sont pas construite entièrement. Ce seront des filles soumises dans leur vie de couple, effacées, qui vivent pour les autres et non pour elles.

La dette de gratitude : Une fille ne doit pas être responsable du bonheur ou non de ses parents. Elle ne leur doit rien, elle n'a pas de "dette". La seule dette que peut avoir une fille, c'est envers ses propres enfants, à qui elle a le devoir de transmettre...
Voir l'apologue de l'aigle rapporté par Freud. Très imagé cette histoire de la maman aigle qui lache dans les flots les aiglons qui disent à leur mère qu'il lui seront reconnaissants de les avoir sauvés... Cette mère maman aigle sauve la vie de l'aiglon qui lui dit espérer être aussi bon avec ses propres enfants plus tard. Elle lui sauve la vie parce que lui, sera capable de transmission envers la génération suivante.

voila qui clôture le chapitre 2 du livre... bien que je vais essayer de garder des traces des chapitres suivants, ils seront certainement moins développés.

samedi 22 janvier 2011

la fille de sa mère (1)

La fille de sa mère (Véronique Moraldi
Edition Les éditions de l'homme   - ISBN 978-2-7619-2204-3
Lu  en janvier 2011 


Avis personnel : 
Sur l'auteur, déjà depuis le tout début du livre, l'humour est présent. Les petites anecdotes s’enchaînent, ce qui permet une lecture assez facile et captivante. Les informations y sont nombreuses, c'est ce qui me donnera envie d'en laisser quelques traces ici. Cependant, je vous conseille de lire le livre version originale.
Ayant moi-même, une fille et un fils, il est certain que je vais me dévorer les deux livres l'un derrière l'autre...parce que ensuite, il y a "le fils de sa mère" .



Petites notes en vrac dans le chapitre 1 : 
Qu'est ce qu'une bonne mère ? Les idées reçues et les autres
La mère reste présentée comme celle qui doit être multi tâches, multi personnalités.
Il faut être à la fois une mère pour les enfants, une femme pour le mari, une femme de ménage pour tenir la maison de façon impeccable, avoir une carrière professionnelle, ... et il devrait lui rester du temps pour son accomplissement personnel !
On attend qu'elle offre de la tendresse, de l'autorité, du confort matériel, un sourire permanent, le réconfort pour nos tristesses, ... que la liste est longue... Quand elle a donné tout ca en tant que mère, elle doit encore être une femme pour son époux, pouvoir le soutenir, continuer à le séduire, ...
C'est dur d'être une mère, mais je sens que le livre nous apprendra qu'il est aussi dur d'être une fille de mère. Parfois, on est à la fois fille d'une mère et mère d'une fille. (tout un programme).

Une mère équilibrée sera disposée à céder de temps en temps sa place à d'autres femmes, les grands mères, les gardiennes, cela est visiblement très profitable à l'enfant.

Dans les idées reçues, une bonne mère devrait s'inquiéter pour son enfant, mais attention aux inquiétudes trop prononcées, celles la, si elles tournent à l'angoisse, ne peuvent que dé-servir nos enfants.
Il faut aussi savoir que l'inquiétude d'une mère culpabilise sa fille.

Une mère ne peut être parfaite, mais elle peut compenser ses points faibles par d'autres points forts. Il faut savoir que de toute façon, votre fille se plaindra toujours, il y aura toujours quelque chose que maman n'aura pas fait convenablement.

Une bonne mère est celle qui conduira ses enfants vers l'autonomie. Un enfant trop assisté ne s'en sort pas lorsqu'il est ensuite livré à lui même. Une mère doit enseigner et escorter. Elle doit être aimante, mais aussi exigeante. C'est cette exigence qui rendra les enfants autonomes.

Qu'apporte une mère à sa fille : 
Une mère transmettra à sa fille une image de mère, celle à laquelle sa fille aura envie de ressembler, ou au contraire les comportements que celle-ci ne voudra pas faire "subir" à ses propres enfants plus tard. Une fille se construit par rapport à sa mère, ou contre sa mère, mais toujours en fonction de celle-ci.


La mère lui transmettra aussi une identité de femme.
C'est aussi elle qui transmet l'intuition. Cette intuition féminine à laquelle la fille doit apprendre à faire confiance.

La mère transmet à sa fille l'estime de soi. Je ne savais pas que pour qu'une fille ait confiance en elle et s'aime, il fallait qu'elle ait senti l'acceptation de sa mère... J'ai toujours pensé que la partie transmission de la confiance en soi venait du père... mais voilà, on apprend tous les jours.
Pour une relation équilibrée avec un homme, il faut pouvoir s'accorder de la valeur. c'est avec l'appui de sa mère qu'une fille aura de l'estime pour elle-même.

Les mères taisent parfois certains aspects importants, la féminité par exemple. Comment la fille perçoit le corps de sa mère lorsque celle ci se présente nue dans la salle de bain, lorsque sa fille est encore petite. La petite fille se forgera une opinion. Sa maman se maquille t'elle ? la fille apprécie ou n'apprécie pas ce style ?
D'autres aspects sont présentés en fonction de la propre vie de la mère, son image des hommes, ... toutes ces images transmises détermineront la vision du monde qui l'entoure qu'à la fille dans sa propre vie.
D'ailleurs l'image transmise par "dits" ou "non-dits" reste une image très forte gravée au plus profond de la fille.
Pour devenir une femme, une fille doit se séparer de sa mère. Autant, il faudrait qu'elle s'identifie à sa mère pour le coté maternel, autant, il faudra qu'elle se différencie lorsqu'il s'agira de devenir une femme.
Des sujets restent plus sensibles, comme les règles par exemple. Les mères en décrivent quelques inconvénients, les maux de ventres, en décrivent le côté "sale" de la chose. Pourtant, il semblerait plus intéressant de transmettre aux filles que finalement, c'est un aspect de leur féminité. Cela se fête de savoir que c'est ce qui lui permettra plus tard de donner la vie. C'est quand même aussi un signe de bonne santé.
Présenté comme ça dans le livre, c'est différent de ce que la majorité des mères auront fait passer comme message auprès de chacune d'entre nous.
Par contre, ce qui me choque plus c'est de lire que certaines mère ne sont pas heureuses lorsque leur filles sont réglées, parce que ça fait une "rivale" dans la maison, une autre personne "sexuée". Comment peut on se sentir menacée par sa propre fille ? Je suis mère et je trouve ca ridicule aujourd'hui... je me demande si la vie me fera changer d'avis ;-)

Coté éducation sexuelle, de nombreuses mères préfèrent laisser ça à d'autres (écoles, copines, grandes soeurs, ...). Il est clair que ce n'est pas très avisé de partager les détails de sa sexualité de mère avec sa fille et vice versa, mais la sexualité en général, pourquoi pas. Dédramatiser le sexe serait peut être bénéfique aux futures femmes.

Il y a aussi toutes ces mères qui laissent partir leurs filles sans leur donner des pistes, aux filles de découvrir par elles-mêmes. Parfois parce qu'elles ne savent pas trop quoi dire, ayant parfois elles-mêmes peur des hommes.
D'autres encore, inciteront leurs filles à partir de la maison. Par peur que leur fille finisse vieille fille... Pour calmer les craintes de sa mère, une fille peut se précipiter à chercher un homme, qui ne sera peut être pas le bon...
Faire croire à sa fille lorsqu'elle est jeune qu'un homme est indispensable, la rendra dépendante des hommes, il lui faudra un homme dans sa vie, sinon, elle se sentira fragile. C'est un sujet à creuser. Je n'avais jamais imaginé qu'être dépendante d'un homme, d'avoir à ce point besoin de sa présence pouvait venir de l'enfance.
De plus, une relation avec un homme demande de la séparation, un homme n'est pas le prolongement d'une mère, il a un rôle différent. D'ailleurs, une relation fusionnelle tue le sexe.
Deux phrases que je reprendrai telles qu'elles parce qu'elles me parlent beaucoup (P51) :
 - "Nos mamans ne nous ont pas dit souvent (mais comptez sur moi pour le dire à ma fille!) qu'on peut s'épanouir toute seule, sans homme, ou qu'au moins il est possible de trouver d'autres sources de satisfaction et d'autres centres d'intérêts, qui pourront s'ajouter à ceux que nous procurent ces messieurs"
- "Toute la vie d'une femme peut se résumer à cette lutte pour sortir de la dépendance affective transférée de maman à son homme. Toute sa vie, une femme oscille entre le désir de liberté et le besoin de protection. Une grande partie de son énergie s'use dans cette lutte intérieure pour se convaincre qu'elle est un individu à part entière, doté de ses qualités, ayant des choses à faire, une vie professionnelle à vivre, une trajectoire, tout en restant une femme sexuée."

Certaines femmes chercheront toute leur vie après l'approbation de leur mère.

Un autre sujet "tabou" pour beaucoup de mère, c'est la masturbation. Une mère a tendance à interdire à sa fille de se toucher. Cette masturbation est associée à la culpabilité qui résulte du fait de se donner du plaisir toute seule.

Les mamans mettent leurs filles en garde contre les hommes,mais encore faut il pouvoir mettre en garde sans faire du sexe quelque chose de mal. Elles tentent aussi de nous éviter les premiers rapports si notre relation n'est pas déjà assez stable, voir sans la promesse d'un mariage.
Concernant ceci, les temps changent, j'imagine mal encore tenir ma fille vierge jusqu'au mariage. D'ailleurs, faisant partie des personnes ayant raté leur premier mariage, j'aurais tendance à ne pas inciter ma fille à se marier trop vite...
Il faut laisser le temps pour découvrir, et un jour, trouver l'homme qui nous corresponde. Le sexe n'est pas la base d'une relation saine, alors pourquoi ne pas pouvoir vivre sa vie, (se protéger, me semble très important), mais je pense que les jeunes devraient pouvoir faire leurs expériences avant de s'engager.
La mise en garde servira à la protéger de tomber sur des pervers, je pense que le livre "gardez vous d'aimer un pervers" de Véronique Moraldi doit aussi être super intéressant à lire.

Certaines mères éduquent leur fille à devenir de véritables petites fées du logis. Cet aspect est probablement personnel à chacune d'entre nous, ceci dit, je pense qu'il est possible de ne pas devenir esclave de l'entretien d'une maison, il y a des personnes qui sont heureuses de gagner leur vie avec cela. Sans dénigrer ces personnes que je respecte profondément. Ca laisse néanmoins pour la personne que le ménage branche moins de la disponibilité pour son rôle de mère, de femme, ou professionnelle au choix. Il ne faut pas culpabiliser quand on ne rentre pas dans le moule de la parfaite femme d'entretien !

Une autre phrase du livre qui parlera à certaines : (P69)
"Attention ! Payer une femme de ménage coûte moins cher que d'avoir recours à l'aide de maman. Quand maman traque méticuleusement les grains de poussière qui prospèrent chez vous, c'est aussi votre vie privée qu'elle passe au crible."
... eh oui, certaines mère aime tout savoir, tout connaitre et pouvoir faire leur commentaires sur ce que vous avez acheté que vous n'auriez pas dû, sur votre façon de ranger, ... bref, tant de commentaires parfois destructeurs.
Et oui, certaines filles culpabiliseront... cela leur mènera la vie dure. Dans ce cas, ca coûte psychologiquement moins cher de faire appel à une personne étrangère.
Cela vous enlèvera la culpabilité du "ma maison n'est pas impec...", vous n'imaginez pas le poids que ca enlève.
Je suis malgré tout consciente que ce n'est pas en tout début d'installation qu'il est possible de faire cela, les moyens financiers doivent être présents. Mais soyez confiante, un jour la vie vous offrira cette possibilité.

La fille devra trouver son style, se construire sur base de ses choix faits parmis tout ce que sa mère lui aura transmit.

Les deux plus beaux cadeaux qu'une fille devrait faire à sa fille (p81)
- ne pas lui transmettre la culpabilité liée à la condition féminine.
-lui inculquer, comme priorité, le respect de ses centres d'intérêts et de la personne la plus importante au monde : elle-même.

voila qui clôturera le chapitre 1 de ce livre super intéressant.


Liens vers : Amazone la présentation du livre - "La fille de ma mère"

samedi 8 janvier 2011

Les livres lus jusqu'en 2010

Livres lus :

  • L'apprenti de Tess Gerritsen du 23 décembre au 08 janvier 2011
  • Loup, y es-tu ? de Janine Boissard du 07 décembre au 23 décembre 2010
  • Sois un homme, papa de Janine Boissard du 22 novembre au 07 décembre 2010
  • Véronique Jannot - trouver le chemin de Véronique Jannot du 11 novembre au 22 novembre 2010
  • La forêt des Mânes de Jean-Christophe Grangé du 09 octobre au  11 novembre 2010
  • Le juge d'Egypte - livre 3 - La justice du vizir de Christian Jacq du 09 septembre au 09 octobre 2010
  • Le juge d'Egypte - livre 2 - La loi du désert de Christian Jacq du 08 Aout au 09 septembre 2010
  • Le juge d'Egypte - livre 1 - La pyramide assassinée de Christian Jacq du 15 juillet au 08 Aout 2010
  • La première nuit de Marc Levy du 30 juin au 15 juillet 2010
  • Le premier jour de Marc Levy du 08 juin au 29 juin 2010
  • L'école des dingues de Cornelia Read du 23 mai au 08 juin 2010
  • Les Manipulateurs sont parmis nous de Isabelle Nazare-Aga du 16 avril au 22 mai 2010
  • L'intelligence émotionnelle 1 de Daniel Goleman du 25 mars au 16 avril 2010 (1er partie... pour passer aux manipulateurs)
  • Le contrat de John Grisham du 08 mars au 24 mars 2010 (2e partie -  après abondon du livre en octobre 2009)
  • Fanfan de Alexandre Jardin du 14 février au 07 mars 2010
  • Le symbole Perdu de Dan Brown du 08 janvier 2010 au 14 février 2010
  • La Trilogie du Mal (3. Maléfices) de Maxime Chattam du 29 décembre 2009 au 08 janvier 2010
  • La promesse des ténèbres de Maxime Chattam du 27 novembre au 28 décembre 2009
  • La Trilogie du Mal (2. In Ténébris) de Maxime Chattam du 08 novembre au 27 novembre 2009
  • La Trilogie du Mal (1. L'Ame du mal) de Maxime Chattam du 09 octobre au 08 novembre 2009
  • Le contrat de John Grisham du 14 septembre au 09 octobre (1er partie - abondon du livre)
  • Révélation de Stephenie Meyer du 09 Aout au 14 septembre 2009
  • Hésitation de Stephenie Meyer du 19 juillet au 19 Aout 2009
  • Tentation de Stephenie Meyer du 17 juin au 18 juillet 2009
  • Fascination de Stephenie Meyer du 10 mai au 16 juin 2009
  • Les Piliers de la Terre 2 - Aliena de Ken Follett du 19 avril au 09 mai 2009
  • Les piliers de la Terre 1 - Ellen de Ken Follett du 09 mars 2009 au 18 avril 2009
  • La liste interdite de Olivier Descosse du 01 février au 08 mars 2009
  • Le Chirurgien de Tess Gerritsen du 10 janvier au 31 janvier 2009
  • La chambre des Morts de Franck Thilliez du 31 décembre au 09 janvier 2009
  • Miserere de Jean-Christophe Grangé du 17 novembre au 30 décembre 2008
  • Millénium 3 - La reine dans le palais des courants d'air de Stieg Larsson du 01 octobre au 16 novembre 2008
  • Millénium 2 - La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette de Stieg Larsson du 01 septembre au 30 septembre 2008
  • Je reviens te chercher de Guillaume Musso du 22 aout au 31 aout 2008
  • Millénium 1 - Les hommes qui n'aiment pas les femmes de Stieg Larsson du 09 aout au 21 aout 2008
  • Sept jours pour une éternité de Marc Levy du 29 juillet au 08 Aout 2008
  • La ligne noire de Jean-Christophe Grangé du 15 juillet au 28 juillet 2008
  • Mes Amis, mes Amours de Marc Levy du 30 juin au 14 juillet 2008
  • La Firme de John Grisham du 15 juin au 29 juin 2008
  • Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites de Marc Levy du 04 juin au 14 juin 2008
  • Le vol des Cigognes de Jean-Christophe Grangé du 08 mai au 03 juin 2008
  • Une femme réconciliée de Janine Boissard du 28 avril au 07 mai 2008
  • Les enfants de la Liberté de Marc Levy du 17 avril au 27 avril 2008
  • Le silence des Agneaux de Thomas Harris du 01 avril au 15 avril 2008
  • Le concile de Pierre de Jean-Christophe Grangé du 06 mars au 31 mars 2008
  • Le grand Dauphin Blanc de Bruno Saint Cast du 26 février au 05 mars 2008
  • L'accusé de John Grisham du 06 février au 25 février 2008
  • Les rivières pourpres de Jean-Christophe Grangé du 17 janvier au 05 février 2008
  • Un ange distrait de Jean Pierre Richard du 08 janvier au 16 janvier 2008
  • Prédateurs de Maxime Chatam du 03 décembre au 08 janvier 2008
  • Les archanes du Choas de Maxime Chatam du 07 novembre au 02 décembre 2007
  • Le serment des Limbes de Jean-Christophe Grangé du 19 septembre au 06 novembre 2007
  • L'étrangère de Marcos Koskas du 02 septembre au 19 septembre 2007
  • Forteresse Digitale de Dan Brown du 01 Aout au 01 septembre 2007
  • Deception point de Dan Brown du 29 juin au 31 juillet 2007
  • Da Vinci code de Dan Brown du 28 avril au 28 juin 2007
  • Père manquant - fils manqué de Guy Corneau du 09 avril au 27 avril 2007
  • La passion des Femmes de Sébastien Japricot de mars au 08 avril 2007
  • Histoire d'Amour de Janine Boissard en janvier - février 2007
  • Vous revoir de Marc Levy du 25 décembre à janvier 2007
  • Et si c'était vrai de Marc Levy du 21 décembre au 24 décembre 2006
  • Anges et Démon de Dan Brown du 13 novembre au 21 décembre 2006
  • Indécision de Benjamin Kunkel en octobre - novembre 2006 vraiment PAS aimé
  • Les Coloriés de Alexandre Jardin en Aout - septembre 2006
  • Le Zèbre de Alexandre Jardin en juin - juillet 2006
  • L'île des Gauchers de Alexandre Jardin en Avril - mai 2006

dimanche 26 décembre 2010

Les enfants de manipulateurs - Notre vision d'Antigone 1

Les enfants de manipulateurs deviennent t'ils des manipulateurs ?
Notre vision d'Antigone 1.


Antigone, petite fille de 6 ans.
A un jeune âge, la manipulation relationnelle sert principalement à se rassurer, à contrôler son "petit monde" dans l'espoir de s'y sentir plus à l'aise.

Cependant, avoir un enfant manipulateur relationnel est très éprouvant pour des adultes et difficile à vivre pour les membres d'une famille.
De plus, même se confier au psychologue de cet enfant est délicat... certains psychologues seraient outrés que vous osiez traiter votre propre enfant de manipulateur ! Il faut avoir la chance de tomber sur quelqu'un d'ouvert.

Dans le même ordre d'idées, lorsqu'on voit dans son enfant les méthodes de manipulation de son ex-conjoint, on pense facilement que l'on manque d'objectivité et le processus de culpabilisation se met en place. (ce processus de culpabilisation dont sont si friand les manipulateurs justement). Car forcement, il n'est pas admit par la société qui nous entoure de penser cela de son enfant. Comment osez vous dire que votre enfant de 6 ans est manipulateur ?

Chez Antigone, nous avons l'impression de retrouver énormément de caractéristiques du manipulateur relationnel.

D'un caractère dominant, d'une intelligence aiguisée, et ayant des aptitudes relationnelles particulières (le feeling). Elle évalue l'impact de ses essais en quelques secondes, elle perçoit le mal que ses paroles ou ses gestes font aux adultes, elle rebondit et à moins d'être dans la seconde aussi perspicace qu'elle, l'adulte ne peut pas réfléchir et apporter une réponse adéquate.
Elle arrive même à anticiper nos réactions pour justifier ses actes en utilisant les valeurs familiales contre les éducateurs.
Je dirais même que régulièrement, elle se prend pour une adulte qui peut diriger les autres enfants, même plus âgés qu'elle, donner des ordres, ou encore carrément retourner des situations avec les adultes directement.
Le dernier exemple en date étant de dire : "Comment ça vous ne vous souvenez pas que je n'aime pas la tarte aux cerises ! je vous l'ai dit pourtant ! si vous ne faites pas d'efforts pour moi, moi, Antigone, je n'en fait pas non plus !"
Eh oui, une petite fille de 6 ans ne fait pas ce que vous lui demandez tant que vous lui avez pas répété 5 ou 10 fois, mais il vous est interdit d'avoir oublié qu'Elle n'aime pas la tarte aux cerises ! vous vous rendez compte, elle doit au moins vous l'avoir dit 1 fois ! (et encore, rien n'est moins sur ?)
Non mais, entre les adultes et les enfants, qui doit d'abord "obéir" à l'autre ?!?

Antigone se rongeait les doigts il y a un an... probablement en ayant peur de perdre sa place de petite dernière (centre du monde) dans l'une de ses familles. Place qui pour elle avait une importance capitale. Elle a un énorme besoin d'être la première partout, besoin d'être remarquée et de briller comme le centre du monde. Perdre ce statut pour elle est probablement une épreuve très dure.

Un an plus tard, malgré beaucoup d'efforts de notre part, dans notre cellule familiale (càd pas la cellule familiale où elle a un nouveau petit frère) nous avons l'impression que son mode de défense s'est installé. Nous envisageons même certains jours faire appel à une aide extérieure dans ce domaine pour essayer de renverser la vapeur.

Aujourd'hui, Antigone étouffe, dénigre, demande des justificatifs aux adultes, ment, manipule, détruit autour d'elle, se fait passer pour la victime (et auprès de certains adultes, ça marche!), etc.

Voir un manipulateur dans son enfant n'est pas facile, ni léger.
C'est la raison pour laquelle nous examinerons pour le cas d'Antigone, les 30 caractéristiques du manipulateur relationnel dans un autre article (voir Livre d'Isabelle Nazare-Aga - Les manipulateurs sont parmi nous).

Septembre 2010
Depuis le début de cet article, nous avons parlé ouvertement de nos impressions à un psychologue. Ce n'est pas facile d'évoquer librement le terme "manipulateur" auprès des professionnels sans risquer de se faire juger.
Notre message est passé et il semblerait que nous ne serions pas dans le faux. Chez le psy, Antigone est exténuante, ne tient pas en place, se mêle de tout (et surtout de ce qui ne lui regarde pas) et s'intercale dans toutes les conversations.
Elle a besoin d'attention, ce qui est dans un premier temps traduit par "elle est en manque affectif". Première conclusion difficile à recevoir surtout lorsque tout est fait pour maintenir un équilibre cohérent entre tout les membres de la famille.

Décembre 2010
Cette année, Antigone (7 ans) à cette chance de disposer de deux professeurs en alternance. Les nouvelles du comportement d'Antigone ne sont pas réjouissantes. Elle est en pleine crise d'opposition et nargue plus que régulièrement ses professeurs. Professeurs qui avouent avoir été testées et sachant très bien que leurs faiblesses sont découvertes et utilisées contre-elles.
D'ailleurs, l'une d'entre-elle (ayant plus d'expérience) ne supporte pas la désobéissance et c'est précisément sur ce point qu'Antigone cherche la confrontation... professeur qui avoue que les escalades ne sont pas faciles à gérer.
Antigone nuit au bon déroulement des cours, dérange ses compagnons, chipe ou se sert dans le plumier des autres, fait tomber volontairement ses affaires par terre ou traine simplement pour se faire remarquer. Le "non" (je n'obéirai pas) prononcé par Antigone est régulièrement de rigueur.
Elle reste même impassible lorsque ce sont ses compagnons qui l'interpelle sur son comportement qui dérange tout le monde. 
Sans détour, Antigone est décrite textuellement comme "un manipulatrice née" par son institutrice.
Selon ses professeurs, elle "s'imagine manquer d'attention" et fait tout pour combler ce manque en accaparent l'attention des adultes, même négativement. De l'attention à tout prix, même si c'est en me faisant punir que je l'obtiens.

Ses professeurs fondent leurs jugements sur l'observation mais également sur le fait que lorsque Antigone dispose d'attention correspondant à son attitude positive elle se colle (coule) littéralement à vous. Quand elle le veux, c'est une enfant très agréable.
Cela nous évoque deux réflexions :
- Antigone se colle a un professeur pendant qu'il corrige son journal de classe : pour Antigone, le professeur n'est pas un supérieur, mais une sorte de "copine" contre qui on peut venir se coller alors qu'elle fait son travail de professeur (à savoir corriger un journal de classe). Le lien hiérarchique est simplement ignoré par l'enfant. Dans une école primaire, les enfants sont censés garder un minimum de "distance" par rapport à leur professeurs.
- Antigone se colle à un prof de primaire comme si elle n'avait pas su passer le cap de la maternelle ou les froebeliennes (maternelles) se substituent un peu à la maman durant les heures de scolaires... Normalement, une fois en primaire, les institutrices essayent de s'éloigner de ce lien afin de laisser grandir les enfants. Pourquoi Antigone ne sait t'elle pas se tenir à des relations hiérarchiques avec ses institutrices ?

Elle ne manque pourtant ni de notre attention, ni de l'attention de ses professeurs.
Je relaterais également ces deux petites histoires récentes:
1) Antigone qui montre ses fesses à qui le veux... histoire de se faire remarquer (ce qui arriva bien entendu).
2) Antigone écartée de la classe et isolée dans le couloir. Un professeur donnant cours trois classes plus loin vient interpeller l'institutrice car Antigone hurle dans le couloir à qui veut l'entendre qu'elle à mal à ses nènès (tétons)... elle n'a que 7 ans. Antigone perturbe même plusieurs classes.
En cette fin de réunion des parents, nous nous mettons d'accords avec les professeurs pour qu'ils contactent la psychologue.

Voir la suite dans : notre vision d'Antigone 2

lundi 22 novembre 2010

Véronique Jannot - Trouver le chemin

Véronique Jannot - Trouver le chemin (Véronique Jannot
Edition Succes du livre   - ISBN 978-2-738-22137-7  
Lu  : du 11 au 22 novembre 2010  


Résumé : Elle respire la gaieté, la santé, la joie de vivre et pourtant... Pour la première fois, l'enfant chérie de la télévision accepte de se livrer en confiant un secret douloureux : la grave maladie qui l'a privée, à vingt-deux ans, du bonheur d'être mère un jour. Pour la première fois aussi, elle évoque l'accident tragique de Didier Pironi, le pilote de Formule 1, qui fut l'amour de sa vie.


Ce récit émouvant, jalonné d'anecdotes, nous fait partager le chemin qui fut le sien, avec la rencontre du bouddhisme qui l'a aidée à guérir, à porter sur l'existence un regard différent, et à s'engager pour la défence du Tibet.


De cette philosophie, Véronique Jannot propose ici une explication lumineuse, un mode de vie au quotidien, à la portée de tous. Elle donne également la parole à des femmes d'exception, rencontrées là où survit le peuple tibétain en exil, ainsi qu'à Sogyal Rinpoché, son guide spirituel.


Autant de témoignages qui nous mènent vers les hautes altitudes où se trouvent peut-être les vraies clés du Bonheur.. 


Avis personnel : Un livre qui se laisser croquer à pleines dents.
J'avais un souvenir très présent de ses feuilletons "pause café" "Joelle Mazart" et étant très orientée vers la psychologie, ces feuilletons m'avaient laissés de beaux souvenirs. Presque au point de devenir comme son rôle principal une assistante sociale.
Dans ce livre, j'y retrouve la simplicité qui passait à l'écran.
J'y apprend les malheurs de sa vie, malheurs qu'elle a vaincu par la force de caractère, l'Amour, l'espoir. Une belle leçon de vie.
Un livre a lire quand vous n'allez pas trop bien, je suis sûre qu'il est capable de vous remettre de la joie au coeur.
On y apprend aussi des choses sur le Bouddhisme et sur le triste sort des Tibétains. Comme toujours, j'aime les livres ou on apprend.


Réflexions que le thème du livre m'inspirent : 
le Bouddhisme et ce que Véronique Jannot nous en apprend, je n'ai pas l'intention de remettre tout ce que je peux avoir appris ici, mais une chose qui m'a frappé plus que d'autres, c'est qu'on a tendance à considérer le Bouddhisme comme une religion qui exclura les autres religions... et bien en fait non, Véronique Jannot nous démontre que cette philosophie de vie est ouverte sur le monde, ne juge pas, essaye seulement d'apprendre à méditer et rechercher les besoins que nous pouvons avoir et donner des pistes pour trouver le chemin de notre bonheur. Donne des pistes pour souffrir moins, voire devenir imperméable à la souffrance. Etre ouvert aux autres, pouvoir donner de soi et aider les autres, afin de se découvrir soi-même. Bref, un texte plein d'espoir.

Ce livre donne aussi une incroyable leçon de vie face à la maladie, face à la perte d'une partie de féminité, ne plus pouvoir devenir mère doit être une épreuve terrible pour certaines, alors qu'il y a tant d'enfants abandonnés par des mères ne sachant quoi en faire.
La maladie et le courage de la vaincre, cette force de l'esprit qui combat pour le corps. J'y croyais déjà, mais voici encore une belle histoire qui va dans ce sens. 


Résumé personnel : Pour ne pas gâcher le plaisir des futurs lecteurs... Résumé réservé ici

Liens vers : Amazone : ici.

dimanche 14 novembre 2010

La non-communication en entreprise


<< Introduction
Sur le lieu du travail, il est assez courant qu'il y ait une mauvaise communication eu sein d'un même service.
Souvent, il faut bien l'admettre, supérieur hiérarchiques et subordonnées communiquent mal.
Cela a souvent pour origine le jeu de pouvoir du supérieur hiérarchique qui ainsi veut maintenir sa supériorité en, l'espère t'il, gérant l'information. >>

Si cette introduction vous parle, le restant de cet article est disponible ici dans la section "psycho-Société" du blog de Developer  Notepad.

Bonne lecture.

mardi 24 août 2010

Les enfants de manipulateurs - Le choix de construction de l'enfant

Le choix de construction de l'enfant.

Si l'on se réfère à notre expérience au jour le jour, nous sentons bien que les 4 enfants ont des parcours différents. Ils se construisent différemment en fonction de leurs aptitudes, âge, sexe et caractère profond.

Nous avons déjà senti que le milieu (parent) avait une influence sur le comportement.
En changeant de milieu, l'enfant applique les règles de la maison qui l'accueille (avec quelques heures d'adaptation).

Quelques fois, nous reconnaissons des faits, gestes, paroles, comportements du parent manipulateur.
Cela, en soit, ne fait pas de l'enfant "un manipulateur" (heureusement). Après tout, il est simplement normal que l'enfant imite son ou ses parents et même beaux parents, pour se construire. C'est dans le "mime" et les réactions que cela engendre dans son entourage que l'enfant se construit sur le plan relationnel.

C'est ainsi que l'on conçoit plus facilement que l'apprentissage relationnel (et son ancrage) se forge à un âge relativement jeune.
Suivant la conscience que l'enfant a de sa personne, des résultats que son attitude lui rapporte, des éventuelles souffrances que cela engendre chez les autres, ... la manipulation relationnelle peut s'installer en quelques mois et devenir un mode de défense particulièrement puissant pour lui.

Ou, parfois, victime de la manipulation et se rendant compte des dégâts qu'elle engendre chez lui, il fera marche arrière et se remettra en question...

Nous pensons donc que l'enfant fait des choix à certains moments de sa vie. Il fait ses choix en fonction des modèles qu'il a à sa disposition au moment où il est assez mur pour se construire (+ jeune) ou se remettre en question (+ vieux).
Il y a selon nous plusieurs étapes de construction. Des moments d'observation, des moments d'essais, des moments d'opposition et enfin, le choix qui lui semble le meilleur.
Ces choix peuvent faire l'objet de remise en question (+/- vers 10 ans selon notre expérience) mais à certaines conditions :

  • que les mécanismes ne soient pas encore ancrés
  • qu'une réelle prise de conscience puisse prendre place (en famille, avec des mots et des adultes bien-veillants... l'adulte qui provoque la réflexion, pas celui qui veux imposer ses vues)
  • que le caractère de l'enfant s'y prête (un enfant avec trop de caractère/têtu/obtus aura moins tendance à faire des remises en question).

Le milieu d'accueil a son importance
Vous partez d'un couple avec un enfant, l'enfant va se construire au fil des années en prenant tantôt l'exemple de Maman, tantôt celui de Papa en fonction des résultats qu'il obtient en adoptant telle ou telle attitude. En fonction aussi de son sexe et de l'adulte auquel il doit s'identifier (un fils à son père et une fille à sa mère). Peut être simplement parce qu'un des adultes est dominant et tente l'enfant à le prendre comme modèle.

Lorsque ce couple se sépare, l'enfant se retrouve dans une ou deux familles recomposées. Il a alors 2 modèles de chaque sexe.
Notre expérience nous a montré que suivant l'âge de l'enfant, celui-ci ira même jusqu'à choisir un beau parent comme exemple. Peut être parce que celui-ci a su lui offrir plus de stabilité que son parent du même sexe. Peut être pour "séduire" le parent du sexe opposé (je pense à un fils qui prend l'attitude de son beau père, parce que finalement, "si maman, aime bien mon beau père, si je lui ressemble, elle m'aimera probablement autant, probablement plus que si je ressemble à papa").
Si cette supposition peut paraître choquante, elle peut aussi offrir un équilibre meilleur pour un enfant... bien évidemment, tout dépends encore des adultes en présence.

Il y a aussi les modèles suivis parce que les attitudes du parent semblent bien fonctionner.
Par exemple, Maman ment à des adultes en présence de son enfant (fort bien au courant du mensonge), mais elle n'est pas punie, les adultes à qui elle ment n'y voient que du feu...
Si moi, enfant, je ment, il ne m'arrivera rien non plus... Si le mensonge rapporte quelque chose à l'enfant, croyez moi, il continuera et se construira sur le mensonge.
Le mensonge est une pierre fondatrice de la manipulation relationnelle. Mentir ne veut pas dire être manipulateur... mais nous avons constaté qu'un de nos enfants s'est mis à développer des procédés manipulateurs (incisifs) une fois  qu'il a compris l'usage et l'avantage du mensonge... une seule bonne "leçon" d'un adulte lui aura suffit pour comprendre les mécanismes ! le reste de son apprentissage n'a pris que quelques mois (au point de devenir éprouvant aujourd'hui).

Dans le même ordre d'idée, un enfant qui a les capacités psychologiques pour se rendre compte que les techniques de manipulation d'un de ses parents fonctionnent, pourra adopter facilement les mêmes techniques. Les enfants sont des éponges émotionnelles, ils n'ont pas besoin de mots pour comprendre les émotions et les éventuelles "manipulations".
Mais là encore, nous pensons que c'est fonction du caractère de l'enfant.

Nos exemples seront peut être plus parlants dans nos articles suivants: